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Stress, fatigue nerveuse : quelles plantes pour votre profil ?

Nous ne sommes pas tous égaux face au stress. Et ce dernier s’exprime différemment d’une personne à l’autre : amincissement pour les uns ; prise de poids pour les autres , troubles du sommeil, du transit, agitation ou au contraire asthénie et perte de motivation, … Pourquoi ?

Grand responsable : notre système nerveux autonome

Le système nerveux autonome comprend deux branches antagonistes, le sympathique et le parasympathique. Sachant cela, on peut définir deux profils de personnes. Le premiers régit par un système sympathique sur-stimulé. Le second est dominé par le système parasympathique. Reste un troisième profil : celui qui a épuisé toutes ses réserves face à un stress chronique et qui est épuisé nerveusement. Alors a quel profil appartenez-vous ? Et quelles plantes sont vos meilleures alliées face au stress et ses complications ?

Premier profil

Une période de stress provoque une suractivité du système nerveux sympathique. On parle de stress adrénergique car il mobilise excessivement la noradrénaline.

On retrouve dans ce profil des personnes dynamiques, voire hyperactives, avec une silhouette fine ou sèche, au caractère plutôt sanguin ou bilieux. Une augmentation du stress provoque en général un amincissement, des courbatures et des raideurs musculaires. Accompagnés de nervosité, voire d’agressivité. La sur-activation de l’hypothalamus entraîne un afflux excessif de pensées souvent répétitives et négatives, engendrant des troubles du sommeil ou une perte de recul sur les situations rencontrées.

Dans cette situation, privilégiez les plantes dites refroidissantes, qui stimulent l’action du système parasympathique et calme l’activité de l’hypothalamus. Par exemple, l’aubépine (Crataegus oxyacantha). A la fois antispasmodique et hypotensive, elle réduit le stress et régule les fonctions cardiaques et respiratoires. Elle calme cette sensation d’oppression thoracique et calme les palpitations. Une alliée idéale pour lutter contre le stress adrénaergique.

Si le stress s’accompagne de dérèglements intestinaux, optez pour la mélisse. Réputée pour réduire l’irritabilité et l’anxiété, sa richesse en huile essentielle et en flavonoïde lui confère un effet calmant sur le système nerveux central.

Deuxième profil

Dominé par l’activité du système nerveux parasympathique. En médecine hippocratique, ce profil correspond au lymphatique. Souvent d’une morphologie en rondeur, ces personnes semblent calmes, voire asthéniques. D’une nature plutôt timide ou introvertie, elles rencontrent parfois des épisodes de déprime. Dans ce profil, le stress est contenu et peut même bloquer les réactions, voire faire perdre ses moyens de réflexion et d’action face à une situation anxiogène. Ces personnes ont alors besoin de fuir l’objet du stress, d’éviter d’en aborder le sujet.

Ce profil doit privilégier des plantes tonifiantes comme la valériane (ou herbe à chat). Les valépotriates de la plante auront une action sédative et relaxante tout en déduisant l’anxiété et les effets de panique. Dans la famille des plantes adaptogènes, on choisira l’éleuthérocoque (le ginseng sibérien) pour ses vertus stimulantes au niveau physique et intellectuel, ce qui contribuera à une meilleure adaptation au stress.

Attention, l’éleuthérocoque est contre-indiqué en cas de maladie auto-immune, de grossesse et d’hypertension.

Troisième profil

Pas de morphologie spécifique. Il est simplement le résultat d’un épuisement des sécrétions d’adrénaline et de cortisol face à un stress prolongé. Quelque soit la dominante du système nerveux autonome (sympathique ou parasympathique), l’épuisement intervient lorsque l’individu a écoulé toutes ses ressources nerveuses et hormonales pour y répondre. Il faut alors s’appuyer sur les plantes adaptogènes qui augmentent la capacité de résistance au stress et améliore l’endurance.

La rhodiole (rhodiola rosea) est la plus employée pour augmenter l’endurance, accroître la puissance et rééquilibrer le système nerveux. Sa richesse en phénylpropanoïdes et flavonoïdes en fait un psychostimulant de choix et permet d’améliorer la résistance à l’effort et au stress. La rhodiole est déconseillée chez les femmes enceintes ou en cas de trouble bipolaire.

L’extrait de stigmate de safran (Crocus sativus) a des vertus anti-depressive et anxyolitique, sans les effets indésirables des traitements chimiques. Il est également déconseillé aux femmes enceintes.

 

Par Carmen Tanguy, Réflexologue certifiée du réseau Medoucine 

Carmen Tanguy A propos de l'auteur

Thérapeute en réflexologie, shiatsu, massage

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