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Se défaire du piège de l’image et des performances toxiques

Dans un monde qui aujourd’hui peine à prendre conscience de la toxicité de l’hyper-consommation et de l’hyper-communication virtuelle, nombre de nos contemporains se sont construits autour de deux axes principaux de développement : possession et action, sans y trouver leur compte en réalité. Voici quelques conseils de Stéphanie, hypnothérapeute à Criquetot-l’esneval, pour retrouver une vie riche de sens.

Le règne du faire et de l’avoir

La possession d’outils technologiques dernier cri, le vêtement incontournable de la garde-robe, une collection de chaussures alignées dans d’immenses placards rétro-éclairés, en passant par la maison, le mobilier ou la voiture qu’il faut exhiber pour afficher sa « réussite », ou les rétrospectives photographiques de ses voyages exotiques mis en ligne à peine vécus dans l’instant du regard… Les actions elles aussi sont empreintes de la notion de « performance » au travers de challenges stupides et/ou dangereux (descendre de sa voiture en marche…). Hélas, ces gestes ne sont plus l’apanage des adolescents en crise; car si la prise de risque fait classiquement partie du processus naturel et inévitable qui conduit de l’adolescence à l’âge adulte, on ne peut que déplorer aujourd’hui un déplacement de ces pratiques vers de nouvelles tranches d’âge, du primaire au trentenaire. Si vous reconnaissez en cette description la vacuité de ce mode d’existence, sans vraiment savoir comment en sortir, ce que je vous propose ci-dessous pourra vous être utile.

Aujourd’hui nous sommes en effet de plus en plus nombreux à remettre en cause cette organisation sociale. Retour à la quête de sens, ou la quête de soi, pour toutes celles et ceux qui souhaitent se ré-approprier la plénitude de leur existence. Réaligner ses pensées, ses ressentis, ses valeurs profondes et les remettre en cohérence avec son Soi, son Être intime, se réconcilier avec son Moi intérieur.

L’avènement de l’ÊTRE et de l’AIMER.

Réapprendre à se tenir à juste distance de cette société de l’hyper-exposition et de l’hyper-déconnexion à soi-même et aux relations humaines vraies. Éradiquer de son univers toutes ces performances toxiques qui n’ont autre vocation qu’à nous faire exister dans le regard ET le jugement des autres. Nous permettre de reprendre les rênes d’une trajectoire de vie que l’on souhaite harmonieuse et apaisée. Pour déconstruire ces représentations, redéfinir ses valeurs personnelles fondamentales, s’affranchir de toutes ces injonctions, un travail personnel par le biais de l’Hypnose Ericksonienne s’avère un moyen efficace d’y parvenir.

Celle-ci consiste à guider l’inconscient du sujet en lui-même, pour y trouver la possibilité de résoudre des problèmes, conflits internes, en s’appuyant sur ses propres ressources, ses capacités insoupçonnées. Pour cela, la personne est amenée dans un état modifié de conscience qui permet de faire tomber les barrières du mental (les pensées permanentes et parasites). Il s’agit d’un travail de guidance et d’accompagnement dans lequel le sujet garde son libre arbitre. Il permet de s’autoriser des « retrouvailles heureuses » avec soi-même, de réapprendre à s’aimer et chérir ce que nous avons, panser les blessures de l’âme en se libérant d’un système de pensées étriquées et/ou toxiques qui empêche d’avancer.

Par Stéphanie Molinier, hypnothérapeute certifiée et validée du réseau Medoucine.

Stéphanie Molinier A propos de l'auteur

Thérapeute en hypnose et EMDR

Infirmière depuis presque 30 ans, j’ai commencé ma carrière et fait mes études dans l’armée à Paris. J’ai eu la chance de servir dans des hôpitaux militaires prestigieux et j’ai également eu l’occasion de partir en opération extérieure durant 4 mois dans un pays en guerre. J'y ai été confrontée pour la première fois à des combattants victimes du syndrôme de stress post-traumatique. J’ai aussi pu suivre différentes formations complémentaires en médecine, en chirurgie, en bloc opératoire, en cancérologie, etc.

J’ai ensuite été enseignante durant 4 ans au sein de l'école d’aides-soignantes de l'hôpital militaire de Bordeaux. Puis, j’ai fait l’école des cadres et suis partie à Toulon en tant qu’enseignante en école d’infirmiers militaires. J’avais le sentiment d’avoir fait le tour et j’ai décidé de prendre ma retraite militaire. J’ai exercé pendant 2 ans comme cadre dans un hôpital psychiatrique à Bordeaux ce qui m’a permis d’en apprendre d'avantage sur les troubles mentaux. J’ai été un peu découragée par le manque de moyens, de personnel et de reconnaissance et ai donc décidé de quitter le milieu hospitalier.

J’ai alors co-dirigé pendant 5 ans deux sociétés d’aide à domicile au sein desquelles j’étais en charge de l’évaluation des besoins, des formations, du recrutement du personnel, de la relation client et de l’élaboration des contrats et des plannings. J’ai aussi fait beaucoup de médecine du travail en intérim. Après cela, désireuse de reprendre contact direct avec les soins et les patients, j’ai décidé de m'installer en libéral et ai ouvert mon propre cabinet dans lequel j’ai exercé pendant 10 ans.

En 2017, je commençais à trouver mon travail chronophage et fatiguant, mais je voulais tout de même continuer à "prendre soin des autres". L’hypnose m’intéressait et j’en entendais de plus en plus parler. J’ai eu l'opportunité de pouvoir me faire financer 2 jours de formation sur l’hypno-analgésie et j’ai trouvé cela extraordinaire. C’est ainsi que j’ai eu envie d’aller plus loin et donc de me former aux médecines douces pour trouver une nouvelle forme de prise en charge de l’autre et m'y épanouir. J’ai donc suivi une formation complète en hypnose, puis je me suis formée au Reiki, à la RMO et au massage assis. J’ai commencé à pratiquer sur Bordeaux, puis j’ai décidé de partir m’installer en Normandie pour y ouvrir mon cabinet.

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