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Désorientés par la crise sanitaire : comment faire ?

Voilà un an, une longue année, que nous sommes plongés malgré nous dans une crise sanitaire. Un an que notre vie sociale a basculé. L’homme, “animal” somme toute grégaire, est sommé de garder ses distances. Le pire, c’est que nous ne savons pas quand ça s’arrêtera et sommes-nous sûrs de récupérer notre vie d’avant ?
Ces mots qui nous faisaient peur s’affichent partout, féminicides, violences familiales, dépressions,… comme conséquences à la crise sanitaire.
Alors qu’est-ce qui fait que l’on se sent désorienté, et surtout comment gérer cette période difficile.

1 – Crise sanitaire : où allons-nous ?

Eugène a 72 ans, il y a 2 ans, il a perdu sa femme. Après quelques mois difficiles où il préfèrerait se cloîtrer chez lui avec son chien, faire son jardin, Eugène s’est laissé entraîner par son voisin Christian à la Civette, le bar-tabac du coin. Eugène prend peu à peu ses marques, de nouveaux repères. Café du matin avec Christian, apéro à midi avec Jean-Pierre et Hervé… Mars 2020, la Civette ferme. C’est aussi l’anniversaire du départ d’Anne-Marie. Eugène a de la chance, il est bien entouré et il peut compter sur Christian. Ce n’est malheureusement pas le cas de toutes ces personnes seules.

Cette perte de repères sociaux est ressentie par tous. On nous a d’abord demandé de ne plus voir nos collègues, nos amis avec qui on faisait du sport, de nous éloigner de nos parents âgés, de rester cloîtrés, de prendre l’apéro derrière un écran…  Certes, certains adorent jouer les Kardashian, tout cela manque de chaleur humaine, de contact, d’échange. L’homme est est un animal social et ne plus avoir le droit de socialiser est parfois très difficile à accepter pour certains d’entre nous.

Il n’est pas étonnant alors d’observer que l’appauvrissement de plus en plus d’entre nous, ainsi que le nombre de dépressions, de troubles du comportement, de suicides… augmenter de mois en mois. Et aucune génération n’est à l’abri.

« A quoi bon envisager l’avenir si on ne peut pas vivre aujourd’hui ? » – Tess, 21 ans.

C’est bien ça le sujet, que l’on ait 21 ou 72 ans, on a cette curieuse sensation que l’on nous a volé notre vie. Et plus les mois passent, moins on ne voit l’issue de la crise sanitaire.

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Les différentes décisions et annonces du gouvernement – masque ou pas masque – confinement ou couvre-feu, 20h ou 18h, ouverture ou non des restaurants, vaccination obligatoire ou non… ? L’instabilité et le manque de permanence et d’assurance du gouvernement nous inquiète. Si le gouvernement, qui est sensé nous protéger, nous guider, comme un parent pourrait le faire, est lui-même perdu, change d’avis chaque semaine, comment pouvons-nous avoir foi en l’avenir ? Comment pouvons-nous nous sentir confiants ? Comment pouvons-nous être heureux ?

2 – Aller mieux… Même si on se sent désorienté

Alors, comment aller mieux ? Comment gérer nos difficultés ? Je vais bien sûr vous parler de ce que je connais, ce que je pratique et ce en quoi je crois : le yoga et l’ayurveda.

On a décidé de cloîtrer des corps qui ont besoin de bouger, confinés, plus de salles de sport, mais notre activité a besoin de s’exprimer… L’autre moyen qu’elle trouve alors, c’est notre mental. D’où l’hyperactivité mentale dont beaucoup d’entre nous souffrent actuellement.

Vous connaissez bien sûr les bienfaits du yoga pour apaiser le mental. Ce qu’il y a bien dans le yoga, c’est qu’il offre plein d’outils.
Pratiquer un yoga ancrant et luttant contre l’hyperactivité mentale, vous aidera. Apprendre à respirer et contrôler son souffle est sans doute aussi une des premières clés pour aller mieux. C’est ce qu’on appelle « Pranayama » : expansion de notre énergie vitale en yoga. La pratique de la respiration alternée par exemple est fortement conseillé pour équilibrer notre système nerveux.

Ensuite, si vous arrivez à méditer, que ce soit avec une voix qui vous guide ou un autre support (dessiner un mandala, faire du tricot ou un puzzle,…), vous verrez bien vite que la vie sera plus douce. Quelques petites techniques vous aideront, à vous de choisir celle qui vous convient le mieux.

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Enfin et d’un point de vue de l’ayurveda, adapter son hygiène de vie qu’elle soit alimentaire, au niveau du sommeil ou de l’activité est essentiel. Il y a une alimentation qui vous convient, une activité qui vous convient. Soigner son sommeil, chasser les mauvaises pensées et positiver ça passe aussi par des traitements appropriés en ayurvéda et par l’utilisation de certaines plantes, de tisanes (de réglisse, de fleurs), des soins quotidiens que vous pourrez vous donner (auto-massages à l’huile de sésame ou de brahmi, soins de la tête). N’hésitez pas à consulter un spécialiste en ayurveda pour découvrir quelle alimentation, quelles plantes et sous quelle forme vous conviendrait le mieux. On est chacun différent et l’ayurveda s’intéresse autant à l’individu qu’à la maladie.

Enfin, mon conseil pour reprendre pied et se retrouver, c’est sans doute d’apprendre le détachement et de profiter de l’instant présent, là encore vous mettre au yoga aura toutes les raisons de constituer un bon allié.

par Clarisse Robinet, praticienne en ayurvéda et yoga certifiée et validée du réseau Médoucine.

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Clarisse Robinet A propos de l'auteur

Spécialiste en Ayurvéda, Yoga et thérapies brèves.

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