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Chandeleur, mardi gras : manger en pleine conscience pour éviter les excès

Bonne nouvelle : en s’inspirant de la méditation de pleine conscience au moment de manger, il est possible de profiter de tous les repas de fête sans faire d’excès, sans grossir et même sans culpabiliser. Et en plus, c’est simple, ludique et adapté à tous. Comment faire ? Mode d’emploi de l’alimentation attentive, l’approche qui combine nutrition, naturopathie et pleine conscience.

Se mettre dans les bonnes dispositions 

  • D’abord, on mange par faim, par envie, et pas de manière automatique ou parce que tout le monde autour de soi mange. On mange pour soi, et non pour satisfaire d’autres personnes. Nous avons presque toujours le choix ou le moyen de ne pas manger si l’on n’en ressent pas l’envie, pas la faim ou pas le besoin. Et si nous choisissons de manger, alors on l’assume et on décide d’en profiter pleinement, sans culpabiliser, sans jugement.
  • On s’écoute avant de commencer à manger. On évalue intérieurement sa sensation de faim et on essaie de se servir des aliments et des quantités de nourriture en conséquence. Si la faim n’est pas très grande, inutile de se servir une trop grosse portion, et si un aliment ne nous tente pas, on ne se force pas à le mettre dans notre assiette.

Apprendre à manger en pleine conscience

Manger en pleine conscience, c’est-à-dire en ne faisant que manger, en mobilisant tous nos sens, en ralentissant et en écoutant notre faim, permet bien souvent d’être plus rapidement rassasié et de pouvoir être tout à fait satisfait avec des quantités d’aliments “plaisir” bien plus réduites que d’habitude. Comment faire ?

  • On mobilise tous ses sens : commencer par observer la nourriture. Cela nous permet de ralentir, de ne pas engouffrer notre plat sans y penser. On est attentif aux couleurs, comme si on découvrait le plat pour la première fois et qu’on voulait le décortiquer. On prête attention à l’odeur qui se dégage, à la texture que l’on devine ou ressent. Il est possible de faire cela sous forme de jeu avec les personnes avec qui vous partagez ce plat : chacun raconte ce qu’il voit, ce qu’il sent, ce qui lui fait envie
  • On ralentit. On essaie de manger, au moins les 3 premières bouchées, en ne pensant qu’à cela, en ne faisant que cela. On savoure. On sent le goût se répandre dans notre bouche, les textures. On mâche longuement, on prend notre temps. Cela permet de ressentir mieux la sensation de satiété.
  • On fait une pause. Aux deux tiers de l’assiette, on peut faire une pause pour évaluer intérieurement notre sensation de faim. Si on ne ressent plus la faim, on peut s’arrêter là et demander à emporter ou à stocker le reste pour plus tard.

Cette manière de manger est encore plus riche et peut s’appliquer pour tous les repas, pour savoir manger ce qui nous correspond, dans les quantités qu’il nous faut pour ne pas faire d’excès. Cela permet de développer aussi un rapport bienveillant à notre manière de manger, et de retrouver une relation apaisée à notre alimentation dans des situations de troubles alimentaires, de compulsions, de maladie.

Elle est adaptée à tous les âges et facile à essayer chez soi, ou lors d’ateliers ou de consultations.

Par Sophie Maisonnier, naturopathe certifiée du réseau Medoucine

Sophie Maisonnier A propos de l'auteur

Naturopathe et thérapeute en nutrition

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