Burnout, voici comment l’éviter

19 novembre 2019

Le burnout est un phénomène de plus en plus courant, qui touche les adultes mais aussi les enfants dès l’école primaire. On sait qu’il faut « faire attention » à ne pas sombrer dedans, or lorsqu’on s’en rend compte c’est souvent trop tard. Mylène Mathieu, hypnothérapeute à Lyon vous donne des solutions pour l’éviter et le prévenir. D’abord, il faut en comprendre les mécanismes sous-jacents : qu’est-ce qui nous pousse à nous investir autant dans le travail (même si bénévole), au point d’en oublier notre santé ?

Quelle est la source du burn-out ?

Le burnout est favorisé par plusieurs facteurs : mauvaise ambiance au travail, délais intenables, management par autorité au lieu de management circulaire, etc. Mais qu’est-ce qui nous empêche, dans ces situations-là, de dire « stop, là j’en peux plus, c’est pas faisable, j’arrête » ou tout simplement « je suis fatigué je rentre chez moi ». Le nombre de mes patients racontant qu’il leur est très difficile, voire impossible, de partir du travail à 18h comme le stipule leur contrat – car ils se sentiraient coupable de « ne pas en faire assez », montre bien qu’il se joue là autre chose qu’une simple problématique de management ou de délais.

Fondamentalement, le burnout apparaît lorsqu’il y a identification entre ce que nous produisons, et nous-même. Une personne dont la croyance profonde est qu’elle est « nulle », « inefficace », « incompétente », « stupide », aura tendance à tout faire pour prouver le contraire, et donc son engagement dans son travail augmente : plus la peur d’être nulle est forte, plus le résultat que l’on produit au travail est crucial.

Cette croyance profonde (ou « image de soi ») provient généralement de l’enfance, quand l’environnement familial a renvoyé à l’enfant une image de lui négative – tout cela est tout à fait involontaire de la part de la famille, c’est le développement cognitif de l’enfant qui le fait se croire le centre du monde jusqu’à 8 ou 9 ans : pour son cerveau il est la cause de tout ce qui arrive autour de lui : tout le positif renforce sa confiance en lui, tout ce qui arrive de négatif crée de la culpabilité en lui et renforce l’image « je suis nul ».

Comment l’éviter ?

Pour éviter le burnout, il faut donc d’abord prendre conscience qu’on n’est pas ce que l’on fait : même parfaitement inutile, un être humain a le droit d’exister, d’aimer et d’être aimé, le droit d’être heureux.

Ensuite, il faut identifier les images de soi et les peurs associées qui poussent la personne à placer le travail – ce que les autres voient d’elle – avant elle-même. Il apparaît très souvent un manque d’estime de soi, de confiance en soi, en sa légitimité.

En eïnothérapie – une forme d’hypnothérapie basée sur le corps, on travaillera sur les peurs à partir des tensions physiques, en laissant le corps lui-même les gérer puis les effacer. Des peurs qui reviennent très souvent sont par exemple « je suis inutile » ou « je suis nulle », qui en fait cachent une peur d’abandon, le raisonnement inconscient étant : si je suis inutile alors les gens vont m’abandonner, il faut donc que je fasse tout pour éviter que les autres voient qui je suis vraiment, je fais tout pour être utile.

Parfois, le surinvestissement au travail vient remplir un vide, souvent une absence de vie affective ou sociale, ou un problème relationnel au sein du couple, qui incite tout simplement à fuir la maison et passer le plus de temps possible dehors, par exemple au travail.

En traitant directement les blocages sous-jacents, les risques de burnout sont radicalement réduits voire éliminés. Il est possible de faire ce travail avec l’eïnothérapie, en consultation ainsi qu’en auto-hypnose.

Si vous souhaitez en savoir plus sur cette pratique, rendez-vous sur Medoucine.com

Mylène Mathieu A propos de l'auteur
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