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5 conseils naturels pour prévenir le diabète

Le diabète touche désormais 425 millions d’adultes dans le monde et continue à se répandre à grande vitesse. En 2016, plus de 3,3 millions de Français étaient traités, par médicament, pour un diabète. C’est 5 % de la population totale.  Et l’OMS projette qu’en 2030, le diabète sera le 7eme cause de mortalité dans le monde. Pourtant 80% de l’augmentation des cas au cours de ces dernières années est lié à notre mode de vie ; des facteurs de risque qui sont donc modifiables. Alors voici 5 conseils naturels pour prévenir le diabète de type 2 et ses complications.

Le diabète de type 2 est une maladie causée par une hyperglycémie chronique. Cela signifie que vous avez trop de sucre dans le sang. C’est ce type de diabète que vous pouvez prévenir grâce à vos habitudes de vie. Le diabète de type 1 est lui dû à une absence de sécrétion d’insuline par le pancréas.

Le diabète : qu’est-ce -que c’est ?

Le diabète se caractérise par des troubles du métabolisme des glucides avec une tolérance diminuée et une glycémie augmentée. A l’origine de ce fléau : la résistance à l’insuline qui exige du pancréas de produire des quantités de plus en plus grande d’insuline pour tenter vainement de faire pénétrer le glucose dans les cellules. A long terme, le diabète entraîne de nombreuses complications :

  • Maladie cardiovasculaire : cicatrisation lente, arthérosclérose, infarctus, AVC
  • Néphropathie
  • Neuropathie
  • Rétinopathie : cataracte, glaucome
  • Baisse de l’immunité
  • Complications rhumatologiques

1: Que ton alimentation soit ta première médecine

Manger lentement

Il faut 20 minutes au cerveau pour recevoir pleinement les message de satiété. Une étude japonaise de 2013 a démontré que les risque d’obésité est 3,93 fois plus élevé chez les hommes qui mangent rapidement que chez les hommes qui mangent lentement. Et que la proportion du tour de taille des participants augmente progressivement avec l’augmentation de la vitesse d’alimentation.

De plus manger rapidement augmente la concentration de calorie dans le sang.

Pour baisser cette concentration de calories rapidement, le métabolisme a pour mode d’action privilégié la lipogenèse et donc la transformation des calories en acide gras dans les adipocytes.

Limiter la consommation d’aliment a indice glycémique élevé

L’indice glycémique est un critère de classement des aliments contenant des glucides, basé sur leurs effets sur la glycémie (taux de glucose dans le sang) durant les deux heures suivant leur ingestion.

Il permet de comparer le pouvoir glycémiant de chaque aliment, mesuré directement lors de la digestion. L’indice glycémique d’un aliment est donné par rapport à un aliment de référence, auquel on attribue l’indice 100 (généralement du glucose pur ou du pain blanc). Plus il est élevé, plus le pouvoir glycémiant de l’aliment est important.

Pour les aliments à index glycémique élevé, le taux de sucre dans le sang s’élève de manière très importante puis s’abaisse de manière brutale ce qui risque d’entraîner une hypoglycémie et conséquemment un état de fatigue et un besoin de manger à nouveau.

L’OMS a définit qu’au maximum 10% des calories quotidiennes doivent être consommées sous forme de sucre ; soit 25 g/ jour ; ce qui équivaut à 5 morceaux de sucre. A titre de comparaison, un repas au fast food contient 20 morceaux de sucre.

Consommer des fibres solubles

Pour réguler la glycémie, il est essentiel d’inclure des fibres à son alimentation. Au niveau de la digestion, l’apport de fibre permet :

  • d’augmenter la satiété
  • contribue à réduire le cholestérol LDL et les risques de calculs biliaires
  • diminue l’indice glycémique

La consommation de fibres visqueuses hydrosolubles diminue l’hyperglycémie des personnes diabétiques après le repas et à jeun. Les fibres solubles regroupent les mucilages, les pectines, les gommes, mais aussi les céréales, les légumineuses, les algues. On les retrouvent dans les fruits et légumes riches en pectine (pomme, orange, asperge, haricot et pois vert, carottes). Les graines de chia, de lin et les téguments de psyllium blond sont une source de fibre très intéressante.

2- Reprendre une activité physique régulière

L’activité physique augmente la sensibilité à l’insuline. De plus, l’activité physique nécessite de l’énergie, les cellules vont davantage utiliser le sucre qui circule dans le sang. Ainsi, toute activité agit favorablement sur les résultats de l’hémoglobine glyquée. Il est recommandé de pratiquer au minimum 30mn d’activité physique chaque jour. La régularité est essentielle car les bénéfices sur le contrôle glycémique et l’insulino-sensibilité disparaissent après seulement une semaine d’arrêt de l’entraînement sportif.

3- Réguler son stress

La courbe de sécrétion d’insuline suit celle du cortisol (hormone du stress) avec une dizaine de minutes de retard. Plus le cortisol est élevé, plus la quantité d’insuline nécessaire pour faire pénétrer le glucose dans les cellules est grande. Le stress chronique, en provoquant une hausse durable du taux de cortisol dans le sang, induit une résistance à l’insuline avec ses conséquences parmi lesquelles le stockage des graisses. Lors d’une phase de stress chronique, la phytothérapie sera un allié de choix grâce aux plantes adaptogènes : Rhodiola Rosea, Schisandra Chinensis, Eleutherococcus senticosus, astragale. Les plantes adaptogènes ont pour propriétés de :

  • augmenter la fonction mitochondriale
  • réguler l’insulino résistance
  • être anti-dépressive
  • être anxiolitique

Prenez soin de vous ! Octroyez -vous régulièrement une activité rien que pour vous, pour déconnecter de la charge mentale et lâcher prise. Yoga, Do In, relaxation, reflexologie, massage, testez pour trouver celle qui vous convient.

4- Faire le plein de vitamines et d’oligo-élements

Les carences en micronutriments et en vitamines sont un facteur de risque de diabète et plus généralement de maladie chronique.

Le chrome améliore la sensibilité à l’insuline et optimise son action. Un manque de Magnésium et de Zinc favorise l’insulinorésistance. Ces deux micronutriment améliorent l’activation des récepteurs des cellules qui permettent la pénétration du glucose. Le calcium améliore la production d’insuline et sa libération. Le potassium contribue également à diminuer la résistance à l’insuline. Et la manganèse agit sur le métabolisme du glucose.

Les vitamines B (B6 , B3) augmentent la production d’insuline et améliorent le métabolisme du glucose et la fonction nerveuse. Les vitamine E et C réduisent la glycosilation et augmente l’activité anti-oxydante. Une alimentation variée et saine est donc le pilier d’un métabolisme équilibré et d’une santé recouvrée. En cas de carence avérée et importante, il peut être intéressant d’envisager une supplémentation.

5- L’huile de nigelle

Encore appelée huile de cumin noir ou huile de pharaon, elle était déjà utilisée à l ‘époque égyptienne. Hippocrate la conseillait pour les troubles digestifs. Une étude publiée en 2017 dans la revue du Korean pharmacopuncture Institute a démontré que la prise d’huile de nigelle (3g/jour) sur 72 personnes atteintes de diabète de type 2 avait permis de diminuer l’IMC de manière significative, l’hyperinsulinémie, l’insulinorésistance et de réguler l’hémoglobine glyquée.

 

Par Carmen Tanguy, praticienne du réseau Medoucine

Carmen Tanguy A propos de l'auteur

Thérapeute en réflexologie, shiatsu, massage

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